Lucy, la leçon de philo de Besson (pas de spoiler)

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critique de Lucy, le dernier Besson

 

Scarlett Johansson incarne Lucy, une jeune femme un peu paumée qui, par un concours de circonstances musclées avec la mafia taïwanaise, devient capable d’utiliser toutes les capacités de son cerveau.

Car le postulat de base du film est le mythe qui veut que nous n’utilisions que 10 % de notre cerveau, laissant espérer des dons exceptionnels à celui ou celle qui saura exploiter une plus grande proportion de son cerveau. Lucy va donc être la première à expérimenter de nouveaux pouvoirs.

Toute la question est de savoir ce qu’elle va en faire.

Ce film de Besson est assez intriguant. A mi-chemin entre une critique philosophique de ce que l’humanité fait du monde et un film d’action magistralement menée par une Scarlett Johansson plus déterminée que jamais, Lucy est un ovni cinématographique.

La dimension moralisatrice (les hommes gâchent leurs capacités, polluent…) séduira ou agacera selon que l’on partage ce point de vue ou non.

Les scènes d’action en revanche fédéreront tous les spectateurs car ça, Besson le fait bien: courses de voiture, castagne, fusillade…

Les aventures de Lucy sont mouvementées.

Lucy est d’ailleurs un énorme succès outre-atlantique, tenant tête au Blockbuster Les Gardiens de la Galaxie.

Le charisme de Scarlett Johansson est indéniable, si bien que les autres acteurs en deviennent invisibles. On regrettera toutefois quelques scènes déjà vues comme Morgan Freeman en vieux sage ou le flic dont la ressemblance avec Samy Naceri fait penser à Taxi.

Mais pour une fois, Besson essaie de donner de la profondeur à son film avec une réflexion sur le potentiel du cerveau, et ce que l’on pourrait bien en faire.

La mise en scène parfois un peu lourde d’images animalières (!) n’entame pas la performance de Scarlett Johansson qui justifie à elle seule de courir voir le dernier Besson.

Bande annonce de Lucy:

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